MA RELATION PARTICULIERE AVEC MON NEZ
Quand j’étais petite, j’entretenais une relation particulière avec mon nez. C’est-à-dire que j’aimais bien y mettre des trucs dedans.
D’ailleurs, au jour d’aujourd’hui, je trouve que j’ai de grosses narines…
Ca vient sûrement de là…
Tout a commencé à la maternelle. Je faisais la sieste avec les autres enfants sur des petits matelas à même le sol. Je n’arrivais pas à dormir et je m’ennuyais. Il y avait plein de trucs qui trainaient par terre et, ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai mis la perle que je venais de trouver dans mon nez ! Ca aurait pu être amusant mais le problème est que je l’avais tellement bien enfoncée qu’elle était coincée. Je n’arrivais plus à l’enlever, j’avais besoin d’aide. Toute timide et honteuse, je suis allée voir ma maitresse qui a préféré appeler directement le directeur de l’école. Je le revois encore en train d’essayer d’extraire la perle en appuyant sur mon nez. Je me suis mise à brailler comme une malade, la narine en feu. Apres ce qui m’a paru être une éternité, il a enfin réussi à me l’enlever avec l’aide d’une pince à épiler.
Je crois que mes parents n’en ont jamais rien su, faut dire que je n’étais pas peu fière de leurs raconter et visiblement l’école non plus. C’est vrai qu’en y repensant ils nous faisaient dormir a même le sol…
Pas sûr que ce soit normal…
Les jours suivants j’étais devenue populaire à la maternelle, j’avais ma petite notoriété. Je continuais de temps en temps à mettre des perles dans mon nez juste pour amuser la galerie, en faisant bien attention toutefois de ne pas trop les enfoncer.
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J’ai récidivé un peu plus gravement quelques mois plus tard. J’en porte encore la cicatrice sous le nez, entre les deux narines. Tout ça à cause d’un os de poulet….
Oui, oui, vous avez bien compris : un OS DE POULET… !
Nous étions en train de déjeuner avec mes parents, du poulet en l’occurrence, et comme toujours je jouais avec mon nez. Je ne sais pas comment le bout d’os s’est retrouvé dans mon nez mais la pince à épiler n’a pas suffi. J’ai fini aux urgences cette fois. On a ouvert mon nez, extrait l’objet identifié et fait quelques points de suture. Depuis ce jour-là j’ai arrêté d’y mettre tout et n’importe quoi. Du coup c’est ma sœur qui a pris la relève et je dois dire qu’elle a largement relevé le niveau. Son choix s’est porté sur un bout d’éponge. Sauf que mes parents ne s’en sont pas rendu compte tout de suite. Ce n’est seulement lorsque ma sœur a commencé à avoir des difficultés pour respirer que ma mère a compris que quelque chose clochait. En fait le bout d’éponge avait pourri nous a expliqué le chirurgien, cette bêtise aurait pu dégénérer gravement !